Bienvenue dans ce nouvel article de blog !
Aujourd’hui, on va parler de ces croyances limitantes et du rôle qu’on joue pour les autres et qui nous empêche de découvrir le champ des possibles.
Pendant longtemps, j’ai cru que m’adapter était une qualité :
- Être celle qui comprend.
- Celle qui anticipe.
- Celle qui arrange.
- Celle qui compense.
- Celle qui prend sur elle.
- Celle qui sait ce dont les autres ont besoin avant même qu’ils aient besoin de le demander.
Et puis, petit à petit, sans même vraiment m’en rendre compte, je me suis mise à porter… mes sacs, bien sûr, mais aussi ceux des autres :
- Leurs problèmes.
- Leurs émotions.
Leurs responsabilités. - Leurs inconforts.
- Leurs oublis.
- Leurs décisions.
- Parfois même leurs conséquences.
Comme si j’avais développé cette croyance inconsciente que si je ne prenais pas en charge, quelque chose allait s’écrouler.
Alors je contrôlais davantage, je prévoyais, je compensais, je m’adaptais encore.
Et plus je prenais de choses en charge, plus je devenais indispensable.
Et plus je devenais indispensable, plus il devenait difficile de lâcher.
Tes sacs sont déjà suffisamment lourds
Imagine que tu avances dans la vie avec un sac à dos. À l’intérieur, il y a tes responsabilités, tes émotions, tes envies, tes peurs, tes choix, tes apprentissages, tes projets.
Ton sac est déjà suffisamment rempli, mais au lieu de simplement porter le tien, tu regardes autour de toi et tu te dis :
« Je vais prendre celui-là aussi. »
Puis un autre.
« Elle a besoin de moi. »
Encore un.
« Il ne va pas y arriver tout seul. »
Et encore un.
« Si je ne le fais pas, personne ne le fera. »
Au bout d’un moment, tu ne comprends même plus pourquoi tu es épuisée.
Tu crois que tu dois apprendre à mieux gérer ton énergie, à être plus organisée, à mieux t’écouter, à prendre davantage soin de toi.
Alors que parfois, la première chose à faire serait simplement de poser les sacs qui ne t’appartiennent pas, parce que tu n’es pas responsable de porter la vie des autres à leur place.
- Tu peux aimer.
- Tu peux soutenir.
- Tu peux accompagner.
- Tu peux écouter.
Mais tu n’as pas besoin de sauver.
Le jour où tu arrêtes de sauver, il se passe quelque chose d’étrange
Tu pourrais penser que lorsque tu vas arrêter de contrôler, de compenser, de t’adapter et de sauver, tu vas enfin te sentir libre.
Et oui… Mais pas immédiatement.
Parce qu’après avoir joué ce rôle pendant longtemps, il y a quelque chose qui apparaît lorsque tu le quittes : le vide.
Et ce vide peut être vertigineux.
Parce que si tu as construit ton identité autour de « je suis celle qui aide », « je suis celle sur qui on peut compter », « je suis celle qui pense à tout », alors que reste-t-il lorsque tu ne fais plus tout cela ?
Qui es-tu quand tu ne portes plus les sacs des autres ?
Qui es-tu quand tu ne sauves plus ?
Qui es-tu quand tu ne compenses plus ?
Qui es-tu quand tu ne t’adaptes plus en permanence ?
C’est exactement la question que je me pose en ce moment.
Et je crois que c’est l’une des questions les plus vertigineuses que l’on puisse se poser.
Et si le vide était en réalité un espace ?
J’aime imaginer que pendant toutes ces années, j’ai construit ma vie sur un terrain de 200 m² :
- Un petit terrain délimité.
- Avec des barrières.
- Des règles.
- Des rôles.
- Des obligations.
- Des « il faut ».
- Des « je dois ».
- Des « sinon… ».
Et à l’intérieur de ces 200 m², j’ai appris à être quelqu’un :
- Une maman.
- Une épouse.
- Une amie.
- Une fille.
- Une sœur.
- Une collègue.
- Une entrepreneure.
- Une personne sur qui l’on peut compter.
- Une personne qui aide.
- Une personne qui arrange.
- Une personne qui anticipe.
- Une personne qui porte.
Et puis un jour… Les barrières explosent.
Et tu te retrouves devant un espace immense.
Pas 200 m².
Mais potentiellement une infinité de possibilités :
- Tu peux construire où tu veux.
- Créer ce que tu veux.
- Changer de direction.
- Ne rien construire pendant un moment.
- T’asseoir.
- Observer.
- Rêver.
- Expérimenter.
Et c’est là que tu réalises quelque chose : ce que tu prenais pour des limites était parfois ce qui donnait une forme à ton identité.
Alors quand les limites disparaissent, tu peux ressentir du vertige.
Parce que la liberté absolue n’est pas toujours confortable.
Elle demande de choisir.
Et surtout, elle te demande de découvrir qui tu es lorsque tu n’as plus besoin d’être quelqu’un pour les autres.
Qui suis-je lorsque je ne joue plus de rôle ?
C’est la question que je me pose aujourd’hui. Et peut-être que tu peux te la poser toi aussi.
Pas pour trouver immédiatement une réponse, mais simplement pour commencer à rencontrer cette personne qui existe derrière tous tes rôles.
Alors prends quelques minutes, assieds-toi, pose ton téléphone, respire, et demande-toi :
À quel rôle est-ce que j’accorde le plus de temps dans ma vie ?
Mon rôle de :
- Maman ?
- Épouse ?
- Collègue ?
- Salariée ?
- Entrepreneure ?
- Sœur ?
- Amie ?
- Fille ?
Et si je cessais, pendant un instant, d’être la personne indispensable pour les autres, qui serais-je ?
- De quoi aurais-je besoin ?
- Qu’est-ce que j’aurais envie de faire ?
- Qu’est-ce qui me ferait plaisir, même si personne n’en bénéficiait ?
- Qu’est-ce que je choisirais si je n’avais personne à sauver ?
- Qu’est-ce que je créerais si je n’avais plus besoin de compenser ?
- Qu’est-ce que je ferais si je ne cherchais plus à être à la hauteur d’un rôle ?
- Et peut-être que la question la plus importante est simplement :
Qui suis-je lorsque je n’ai rien à prouver, rien à réparer et personne à porter ?
Ne cherche pas forcément une grande réponse.
Peut-être qu’au début, tu ne trouveras rien. Peut-être que tu ressentiras seulement du vide.
Et c’est OK. Parce que ce vide n’est peut-être pas l’absence de toi, c’est peut-être l’espace dont tu avais besoin pour enfin te rencontrer.
À toi de jouer
Aujourd’hui, je t’invite à regarder les sacs que tu portes.
Lesquels sont réellement les tiens ?
Et lesquels as-tu pris parce que tu pensais que tu devais les porter ?
Tu n’as pas besoin de tout déposer en une journée.
Tu peux commencer par un seul, une responsabilité, une émotion, une décision, une situation que tu cherches à contrôler.
Et observer ce qui se passe lorsque tu laisses à l’autre la possibilité de porter son propre sac.
Parce que peut-être que ton prochain niveau de liberté ne consiste pas à faire davantage.
Peut-être qu’il consiste simplement à ne plus faire ce qui ne t’appartient pas.
Et derrière tout ce que tu vas déposer, il y a peut-être une question encore plus grande :
Qu’est-ce que j’ai envie de construire maintenant que mon terrain n’a plus de barrières ?
C’est exactement là où j’en suis aujourd’hui et je t’emmène avec moi dans cette exploration.
Pour aller plus loin
Si tu ne l’as pas encore écouté, je t’invite à découvrir le podcast dédié à cet article, juste ici.
Tu peux également t’abonner au blog pour ne manquer aucun de mes prochains articles et épisodes autour de la manifestation, de la loi de l’attraction et du développement personnel.
Et si tu veux recevoir directement dans ta boîte mail des offres exclusives, des outils introspectifs et des clés pour avancer sur ton propre chemin de transformation, tu peux t’abonner à ma newsletter.
Enfin, tu peux retrouver tous mes accompagnements juste ici.
Souviens-toi…
Tu n’es pas venue sur cette Terre pour porter tout le monde.
Tes sacs sont déjà suffisamment lourds. Tu peux aimer sans sauver, aider sans porter, soutenir sans contrôler, être présente sans être indispensable.
Et lorsque tu déposes enfin les sacs qui ne t’appartiennent pas, il se peut que tu te retrouves face à un immense espace.
Ne cherche pas immédiatement à le remplir.
Respire.
Regarde autour de toi.
Et demande-toi : « Maintenant que je suis libre… qu’est-ce que j’ai envie de créer ? »
À bientôt dans un nouvel article. ✨
