Comment retrouver sa sécurité intérieure quand on est branchée sur le manque et le prochain problème à régler ?

Comment retrouver la sécurité intérieure lorsque notre corps semble constamment branché sur le manque, le danger ou le prochain problème à régler ?

C’est une question que je me suis posée lorsque j’ai pris conscience que mon corps était presque toujours en hypervigilance, comme s’il attendait la prochaine catastrophe à gérer.

Et lorsque je regarde le parcours de nombreuses femmes que j’accompagne, je retrouve souvent ce même fonctionnement :

Ce sont des femmes fortes, des femmes qui ont appris très tôt à prendre des responsabilités, à tout gérer, à anticiper, à compenser, parfois par peur que tout s’effondre.

Ce sont des femmes qui ont appris à surveiller les émotions des autres pour éviter les conflits, à se suradapter pour préserver l’équilibre autour d’elles, à répondre aux besoins de tout le monde en espérant, inconsciemment, que les leurs finiraient bien par être entendus.

À force, elles se sont oubliées, et surtout, elles ont progressivement laissé les circonstances extérieures décider de leur sentiment de sécurité intérieure :

  • Si tout va bien, elles se sentent en sécurité.
  • Si un problème apparaît, leur système se remet immédiatement en alerte.

Et petit à petit, elles se retrouvent branchées sur le manque, la résolution de problèmes et l’hypervigilance.

J’ai été cette femme.

Et chaque jour, je tente de m’en détacher un peu plus.

C’est d’ailleurs ce que je te partage dans mes contenus : non pas une vérité que je détiendrais sur la vie, mais mon propre processus d’évolution, mes prises de conscience et les expériences qui me permettent, petit à petit, de fonctionner autrement.

Et aujourd’hui, j’ai envie de t’emmener un peu plus loin dans cette découverte de la sécurité intérieure.

La sécurité intérieure ne dépend pas de ce qui se passe à l’extérieur

J’ai cherché la sécurité dans ce que je faisais, dans ce que je pouvais contrôler, dans ce que les autres pouvaient m’apporter ou dans ce que les circonstances de ma vie pouvaient me garantir : comme si, lorsque tout serait enfin réglé, je pourrais me détendre ; comme si je pouvais enfin me dire : « Maintenant, je suis en sécurité. »

Mais j’ai découvert quelque chose de bien plus précieux : la sécurité intérieure, c’est autre chose :

Elle ne dépend pas nécessairement de l’absence de chaos autour de toi.

Tu peux traverser une période mouvementée et pourtant ressentir, profondément, que tu es en sécurité à l’intérieur de toi, et inversement, tu peux avoir une vie extérieure relativement calme et vivre intérieurement dans l’attente permanente du prochain problème.

Alors, comment passer de l’un à l’autre ?

C’est ce que j’ai tenté de t’expliquer dans mon nouveau podcast sur YouTube, que tu peux découvrir ici :

Et dans cet article, j’ai envie d’aller encore un peu plus loin.

Es-tu en train de construire ta vie ou de résoudre des problèmes ?

Tant que ton système intérieur ne se sent pas en sécurité, ton attention reste naturellement tournée vers le prochain danger potentiel.

Tu cherches ce qui pourrait mal tourner :

  • Tu anticipes.
  • Tu contrôles.
  • Tu prévois.
  • Tu cherches des solutions avant même que le problème existe.

Et lorsque tu fonctionnes ainsi, tu ne regardes plus vraiment les possibilités qui s’offrent à toi, tu regardes surtout ce qu’il faut réparer, ce qu’il faut régler, ce qu’il faut empêcher, ce qu’il faut sécuriser.

Tu n’es plus dans l’attente de la prochaine opportunité à saisir.

Tu es dans l’attente du prochain problème à résoudre.

Et cette bascule change absolument tout.

Parce qu’au lieu de construire ta vie, tu passes ton temps à gérer celle que tu as peur de voir s’effondrer.

Alors, comment sortir de ce fonctionnement ?

Sortir de l’hypervigilance en retrouvant ce qui te met réellement en sécurité

Pour moi, une des clés a été de me reconnecter à mon enfant intérieur : pas à un enfant idéalisé mais à l’enfant que j’ai réellement été.

Parce que cet enfant avait quelque chose que j’avais progressivement perdu en grandissant : une capacité naturelle à retrouver de la sécurité à l’intérieur de lui, même lorsque les circonstances extérieures n’étaient pas sécurisantes.

Quand j’étais enfant, j’ai connu des moments où mes frères et mon père buvaient et se battaient. Extérieurement, je n’étais pas en sécurité : je pouvais entendre les hurlements, les coups, les disputes. Parfois, je m’enfuyais chez le voisin pour ne plus les entendre.

Mon environnement extérieur était donc réellement insécurisant.

Et pourtant, mon enfant intérieur n’est pas resté en permanence dans l’attente de la prochaine dispute. Il avait trouvé ses propres espaces de sécurité.

C’est à cette partie de moi que je me suis reconnectée.

Et c’est aussi ce que je t’invite à aller explorer.

Où te sentais-tu en sécurité lorsque tu étais enfant ?

Tu peux commencer par te poser quelques questions :

  • Dans quelle pièce te sentais-tu en sécurité ?
  • Avec quelles personnes pouvais-tu réellement te détendre ?
  • Quelles activités te permettaient de te sentir libre ?
  • Où pouvais-tu être pleinement toi-même ?
  • Qu’est-ce qui te permettait d’oublier, pendant quelques instants, ce qui se passait autour de toi ?
  • Où pouvais-tu créer, rêver, imaginer ?
  • Qu’est-ce qui te donnait la sensation que « tout allait bien » ?

Lorsque j’ai fait ce travail intérieur, j’ai découvert quelque chose qui m’a profondément touchée : ma chambre de 4 m² à l’époque était mon sanctuaire.

Elle n’avait même pas de véritable porte. Elle était séparée du reste de la maison par un simple rideau.

Et pourtant, je m’y sentais protégée, parce que chacun respectait mon intimité.

C’était mon espace.

C’était un endroit où je pouvais être libre de créer : dessiner, écrire des poèmes, inventer des histoires, imaginer ma vie de princesse…

Dans cette petite pièce, je pouvais simplement être.

Je n’avais :

  • Rien à gérer.
  • Personne à sauver.
  • Aucune émotion à réguler.
  • Aucune responsabilité à porter.
  • Je pouvais respirer.
  • Je pouvais créer.
  • Je pouvais rêver.
  • J’étais chez moi.

Et si ta sécurité intérieure était déjà en toi ?

Tu pourrais te dire : « Mais cette pièce n’existe plus. Je ne peux pas y retourner. »

C’est vrai.

Mais j’ai découvert quelque chose d’encore plus intéressant : j’avais recréé cet espace de sécurité dans ma vie actuelle sans même m’en rendre compte. Ecouter mes émotions m’a permis de m’en rendre compte : ma chambre me fait ressentir exactement la même chose.

Elle est silencieuse, chacun sait que lorsque je m’y réfugie, c’est que j’ai besoin de ne pas être dérangée.

C’est un endroit où je peux créer, respirer et me décharger, pendant quelques instants, de toutes les responsabilités que je porte habituellement.

Je peux simplement être moi : libre et en sécurité.

Les problèmes existent toujours lorsque je suis dans cette pièce. Ils n’ont pas disparu.

Mais mon rapport à eux change. C’est comme si, pendant quelques instants, ils ne pouvaient plus m’atteindre.

Et c’est peut-être ça que j’ai commencé à comprendre avec la sécurité intérieure.

Il ne s’agit pas nécessairement de faire disparaître tout ce qui pourrait représenter un danger ou un problème.

Il s’agit aussi d’apprendre à créer en soi un espace dans lequel tout n’a pas besoin d’être réglé immédiatement, un espace où tu n’as :

  • Rien à prouver.
  • Rien à contrôler.
  • Rien à anticiper.

Un espace où ton corps peut enfin comprendre : « Là, maintenant, je peux relâcher. »

Et si tu partais à la recherche de ton propre sanctuaire ?

Alors aujourd’hui, si tu te sens constamment en insécurité, si tu as l’impression d’attendre le prochain problème ou si tu te surprends à vouloir tout anticiper, je t’invite à regarder dans ton passé, non pas pour y rester, mais pour retrouver ce qui, à l’époque, t’aidait déjà à te sentir en sécurité. Peut-être était-ce :

  • Une pièce.
  • Une personne.
  • Un animal.
  • Une activité.
  • Un lieu.
  • Un rituel.
  • Un moment de solitude.
  • Un carnet.
  • De la musique.
  • La nature.
  • La créativité.
  • Ou simplement la sensation d’être libre.

Et peut-être découvriras-tu que ce qui te mettait en sécurité à l’époque peut t’aider à créer aujourd’hui les mêmes sensations dans ta vie d’adulte.

Parce que ta sécurité intérieure n’a peut-être jamais complètement disparu, elle a peut-être simplement été recouverte par toutes les stratégies que tu as mises en place pour survivre, t’adapter, anticiper et gérer.

Et peut-être qu’aujourd’hui, il ne s’agit plus d’apprendre à être forte, mais d’apprendre à te sentir suffisamment en sécurité pour ne plus avoir besoin de l’être en permanence.

Si tu veux aller plus loin dans ce travail de transformation intérieure, tu peux découvrir l’ensemble de mes programmes :

Et dans quelques jours, je lancerai VISION 2.0, avec un cadeau particulier : ton propre calendrier de l’Avent, pour t’accompagner pas à pas jusqu’à la fin de l’année.

Si tu veux être certaine de ne pas manquer son lancement, je t’invite à t’inscrire à ma newsletter :

En attendant, je te dis à très vite dans un prochain article.

Nelly

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