LA SLOW LIFE A LAQUELLE J’ASPIRE

Qui n’a jamais rêvé d’avoir du temps ? Du temps pour se réveiller tranquillement, du temps pour se préparer, du temps pour petit-déjeuner, du temps… Tout simplement du temps.

Aujourd’hui, on vit dans une société où la rapidité est de mise ! La productivité n’a jamais été aussi mise en avant que dans la société d’aujourd’hui !

On prône l’entreprenariat à tout va en inondant les réseaux de master class et de mastermind en tout genre, en te faisant rêver de voitures de luxe, de voyages, d’appartements somptueux et d’expériences plus fantastiques les unes que les autres (voler au-dessus de Dubaï, nager avec les dauphins…). Bref, une vie rêvée sur le papier mais qui te fait mener une vie de DINGUE !

L’autre jour, je regardais la vidéo d’une influenceuse qui avait loué une superbe chambre d’hôtel avec plusieurs pièces, jacuzzi et autres loisirs de luxe alors qu’elle ne restait qu’une nuit ! Résultat : son rendez-vous s’étant éternisé, elle s’est couchée tard et repartait dès le lendemain matin pour d’autres rendez-vous ! Elle n’a même pas pu profiter des avantages de dormir dans un tel luxe !

Peux-tu me dire quel est l’intérêt de louer un tel lieu pour n’utiliser que le lit même pas 8 heures ?

J’avoue, sur le coup, j’étais abasourdie ! Avoir la capacité financière de se payer un tel luxe mais ne pas en profiter, je ne comprends toujours pas l’intérêt… A part peut-être celui de récolter davantage de followers salivant devant de telles beautés…

Alors pourquoi tu la suis me diras-tu ? Elle a heureusement de nombreuses qualités humaines que j’apprécie mais clairement je ne voudrais pas de sa vie à 1000 à l’heure ! Elle court sans arrêt entre tous ses rendez-vous, elle fête son anniversaire avec un taux de fatigue +++ ce qui ne lui permet même pas d’en profiter pleinement et le lendemain, elle enchaîne les rendez-vous avec toujours plus de fatigue ! Un tel rythme finit par conduire au burnout, c’est certain !

Alors, c’est vrai qu’en dehors de ces périodes de travail, ces entrepreneurs prennent quelques vacances bien méritées dans des endroits paradisiaques (souvent 3 à 4 fois par an). Parfois, ils nous les partagent (mais du coup, ils ne sont pas vraiment en vacances lol), parfois, ils le gardent pour eux et ils ont tellement raison ! D’ailleurs, j’espère qu’ils en profitent pleinement à ce moment-là !

Bref, je voulais vraiment appuyer sur le fait que c’est vraiment génial d’être entrepreneur, on est indépendant, on fait ce qu’on veut, on s’organise comme on veut mais il y a aussi une face bien cachée qui est celle de toujours devoir trouver de nouvelles sources de revenus (l’argent ne vient pas du ciel), de nouvelles idées innovantes, de culpabiliser dès qu’on s’arrête (du coup, les entrepreneurs ne s’arrêtent quasi-jamais) car pas de travail, pas d’argent à rentrer…

Bref, un cercle vicieux que j’ai envie de changer en cercle vertueux pour ma part. Comment ? En décidant de rendre ma vie personnelle et professionnelle « lente », pour ne pas reprendre les termes très anglo-saxons et très répandus de slow life et slow preneur…

Je déteste être pressée et je déteste courir après le temps ! Avoir l’impression que je ne vais pas avoir assez d’une journée pour faire les choses me stresse énormément ! D’ailleurs, la période de l’année que je détestais le plus, c’était le mois de septembre ! Quand tu es parent de jeunes enfants, ce mois de septembre est juste ingérable : entre les réunions de rentrée, l’achat des fournitures scolaires demandées en début de rentrée parce qu’elles ont été oubliées sur la liste que tu avais reçu en juin, l’organisation de la famille avec les emplois du temps de chacun, l’organisation des activités extra-scolaires ! Clairement, quand tu veux que tes enfants puissent aller à l’école sereinement, faire leur activité favorite et être bien adapté(e) au rythme effréné de cette société, tu as intérêt à être bien accroché(e) !

Quand en plus de tout ça, tu travailles à l’extérieur, que tu dois passer des heures dans les transports ou dans les bouchons, que tu essaies tant bien que mal de gérer la mauvaise humeur de tes collègues ou de la direction ; que, même si tu fais en sorte de ne pas écouter les infos, tu as un collègue spécialisé dans la retranscription des mauvaises nouvelles de la veille (à croire qu’on le paye pour ça !), tu pètes un plomb ! Mais je crois que le pire dans tout ça, c’est quand tu as des périodes creuses au boulot, que tu t’ennuies et que tu te dis que tu serais bien mieux chez toi ! Ah non ! J’ai encore pire : les bureaux sans fenêtre ! Comme ça, toute la journée, tu ne vois ni la pluie ni le soleil, tu vis en hermite 8H par jour été comme hiver !

Tu l’auras compris, ça sent le vécu !

Pourquoi j’ai voulu arrêter tout ça ?

Je pense que mes arguments parlent d’eux-mêmes lol ! Mais pour dire vrai, la réelle raison, c’est mon burnout de 2010. Si tu veux que je te raconte mon histoire dans un prochain article, n’hésite pas à me le dire en commentaire.

Quand tu vis un burnout (le vrai ! Pas celui dont on parle à chaque fois qu’on n’a pas assez dormi la veille, ce mot a encore été utilisé ce matin sur les réseaux par une influenceuse qui ne sait certainement pas ce qu’est le vrai burnout), tu subis un traumatisme. Ton esprit s’est mis de mèche avec ton corps pour tout arrêter. Tu n’es plus capable de rien faire, même la plus simple des tâches quotidiennes est impossible à réaliser.

Ce traumatisme, tu le soignes par une thérapie, parfois un traitement médical (ce que j’ai eu pendant un an) et tu arrives à guérir les blessures mais des cicatrices invisibles restent. Elles sont là et te rappellent à l’ordre dès que tu veux reprendre le rythme de ton ancienne vie.

Comment ces cicatrices se font entendre ?

Il y a toutes sortes de situations où ces cicatrices invisibles font mal… Par exemple, quand tu veux tout gérer tout(e) seul(e) et que ton alarme interne te dit : « hey ! Ça ne va pas le faire là ! ». Tu commences à être contracté(e), ton sommeil s’en trouve perturbé et là, tu sais que tu ne dois pas continuer, qu’il faut faire une pause parce que TU CONNAIS les conséquences si tu continues.

Dans d’autres situations, tu vas lire un mot gentil qui t’était adressé ou non et tu vas te mettre à pleurer de joie, de bonheur, de tristesse, tu ne sais pas trop… C’est encore un signe qu’il faut lever le pied.

Désormais, je sais que je ne pourrai plus jamais vivre « COMME AVANT »…

J’ai essayé ! Bah oui, parce que je suis têtue ! Lol J’ai essayé de reprendre un travail ailleurs, en demandant à l’univers de m’offrir des patrons gentils et bienveillants, un travail à moins de 15 minutes de chez moi sans bouchon, des horaires me permettant de profiter de mes soirées… Bref, des exigences qui, selon moi, allaient me permettre de reprendre une vie « normale ».

Et l’univers m’a tout apporté… A TROIS REPRISES !

La première entreprise était à 15 minutes de chez moi sans bouchon aux horaires où je travaillais, un patron gentil et une activité sans stress. J’y étais bien ! C’est dans cette entreprise que j’ai fait mon burnout, non pas à cause d’elle mais à cause de blessures non soignées. J’y suis restée 3 ans puis elle a déménagé à 40 minutes de trajet de mon domicile avec bouchon matin et soir. Je quittais la maison à 7H le matin et ne revenait qu’à 19H, le tour de l’horloge comme on dit, pour un travail qui n’évoluait pas mais qui, au contraire, diminuait. Je commençais à m’ennuyer…J’ai alors demandé une rupture conventionnelle.

J’entends d’ici peut-être les gens des grandes villes comme Paris qui passent leur vie dans les transports me dirent que c’est leur quotidien et que je n’ai pas à me plaindre. Sachez que je n’aurais jamais pu supporter la vie parisienne ou toute autre grande agglomération. Chacun a son seuil de tolérance et le mien est moins élevé que celui d’un parisien de souche apparemment.

La seconde entreprise était à 10 minutes de chez moi sans bouchon à des horaires correctes 8H/17H. J’y étais bien, une équipe jeune et dynamique comme j’aime, une bonne ambiance, pas de collègues relous parlant des mauvaises nouvelles du jour ! Quel luxe ! Et puis, comme toute vie d’entreprise, les choses changent, mon chef a changé laissant place à une personne très gentille mais perdue dans ses nouvelles responsabilités, un logiciel inadapté à un service après-vente dont j’étais l’assistante. Depuis mon burnout, tout stress m’est interdit ! Je ne parle pas du stress de relever un nouveau challenge captivant et enrichissant ! Je parle du stress dû à l’incompétence et à l’ignorance d’une direction qui ne se rend pas compte que les outils sont importants pour travailler correctement. Je suis restée 3 ans puis j’ai demandé une rupture conventionnelle.

Enfin, la troisième entreprise était à 20 minutes de chez moi avec quelques tracteurs sur la route de temps en temps qui me ralentissaient mais franchement, c’était la belle vie ! Je voyais même des biches traverser la route de temps en temps ! L’ambiance était bonne, le patron avait le cœur sur la main et ma collègue était un amour. Puis, encore une fois, l’entreprise a évolué, la direction a changé, les locaux aussi… D’un bureau à grandes baies vitrées, je me suis retrouvée dans un « white submarine » comme je l’appelais, un bureau sans fenêtre aucune et sans place pour ranger nos dossiers de façon optimale. Le directeur si gentil a été remplacé par un investisseur sans cœur, à ton avis, qu’est-ce que j’ai fait ? J’ai démissionné bien sûr ! Même 20 ans plus tard et avec la maturité, j’avais l’impression de me retrouver chez mon premier employeur (celui qui a causé le burnout) !

JE ME SUIS RETROUVEE A SAUTER DANS LE VIDE !!!

Pas de revenus pendant 4 mois (puis le chômage pour une durée de 2 ans max)

Pas de vision de l’avenir…

J’étais perdue mais sereine ! Ma santé passe avant le reste ! J’ai donc réfléchi à ce qui me faisait vraiment du bien…

Et ce qui me fait vraiment du bien, c’est la lenteur ; une vie faite de petits plaisirs comme prendre le temps d’écouter les oiseaux chanter à mon réveil ou caresser mes animaux (j’ai 4 chats et un chien si jamais tu ne connais pas ma chaîne YouTube), organiser mes journées selon mes envies et mon niveau d’énergie ou de fatigue surtout…

On devrait tous pouvoir avoir le choix de la vie qu’on a envie de mener. On devrait tous pouvoir s’épanouir dans un travail qu’on n’appellerait d’ailleurs plus un « travail » mais plutôt une « passion ».

J’entends encore trop de personnes se plaindre de devoir aller travailler le matin. J’entends encore trop de personnes me dirent qu’elles travaillent pour l’argent et pas par plaisir.

Cette vie de contraintes, je la refuse !! Jamais rien au monde n’a obligé les gens à subir leur vie. La vie est une question de choix et bien souvent, les plus épanouissants sont les plus difficiles à faire. Ne crois pas que c’était facile de démissionner il y a un an et demi ! Ma raison me criait de rester, que mon salaire me permettait de vivre correctement, que j’avais la sécurité de l’emploi ; mais mon cœur, lui, me criait que j’allais droit au burnout, que travailler dans un bureau sans fenêtre n’était pas la vie à laquelle j’aspirais, que de supporter les humeurs d’un dirigeant narcissique qui refusait toute suggestion qui n’était pas la sienne n’était pas une environnement de travail sain.

Personne n’a à subir sa vie. Alors j’ai choisi. J’ai choisi de me lancer dans l’entreprenariat alors que ça n’avait jamais été ma vocation première. J’ai choisi la liberté, la raison la plus chère à mon cœur ! Et pour moi, la liberté, c’est de gérer ma vie comme je l’entends, c’est d’avoir le temps pour les choses et les gens que j’aime. Voilà ma définition d’une slow life, d’une vie faite dans la lenteur, la lenteur pour profiter de chaque instant.

Je ne suis pas arrivée au but mais je suis en chemin. Je fais de petites actions qui me rapprochent petit à petit de cette vie simple et sereine à laquelle j’aspire.

J’espère que toi aussi, tu as trouvé ta voie ou que tu es sur le chemin de celle-ci. Une seule vie nous est offerte, à nous d’en faire notre « havre de paix ».

J’espère que cet article t’a plu. N’hésite pas à me dire en commentaire ce que tu en as pensé et à me raconter la vie à laquelle tu aspires, ça m’intéresse toujours de connaître les aspirations de chacun.

Je te souhaite de trouver ton équilibre dans ce monde et surtout d’être heureux(se).

A bientôt dans un prochain article.

Des bisous

Nelly

4 commentaires sur « LA SLOW LIFE A LAQUELLE J’ASPIRE »

  1. Je te remercie pour ton article qui est très intéressant. Je suis heureuse pour toi que tu aies trouvé ce qui te fait battre le coeur. Ta vie de maintenant me fait rêver, encore faut-il savoir si tout le monde en soit capable … car travailler seule demande une certaine discipline pour commencer et la peur de ne pas gagner assez d’argent, surtout quand on a des end-fants ou un crédit d’appartement par exemple.
    Moi c’est l’autorité que je n’aime pas, et je sais que dans les premiers temps je serai obligée de travailler chez un employeur puisque je dois apprendre le métier mais ce la ne m’enchante pas. Et puis je me pose la question déjà, vais-je trouver un employeur ? car à 53 ans, pour un bon nombre d’entreprises, nous sommes déjà vieux.
    J’ai la pression comme tu sais, car j’approche si on peut dire de la retraite quelque part et je voudrais être certaine de faire maintenant le job qui me plait, je ne veux plus de jobs alimentaires.
    C’est vrai que la liberté est super importante. Mon rêve serait de travailler seule, pas recluse quand même, avoir des contacts humains (juste ce qu’il faut, car je suis quand-même assez solitaire) et tout cela au bord de la mer Méditerranée. C’est comme ça que je vois les prochaines années. Enfin j’espère que ce sera avant 10 ans !
    Je te souhaite une bonne continuation et te dis à très bientôt. J’aime beaucoup tes articles qui parlent de toi, de ton parcours, car cela nous montre que nous ne sommes pas différentes et comme tu as raison d’aimer ta liberté.
    Je te fais de gros bisous et est de tout coeur avec toi.😘🥰
    Gros bisous de ma part à SNOW❤️😘

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  2. Je te souhaite vraiment de réussir à aller au bout de ce rêve et de pouvoir allier slow life, passion, sécurité financière, épanouissement pour de nombreuses années ! Bravo pour ce courage dont tu as fait preuve, ce n’est pas donné à tout le monde ! En tout cas ce partage d’expérience est très inspirant alors merci Nelly 😘😘😘

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