IKIGAI

IKIGAI

Qu’est-ce que c’est ? Comment le trouver ?

L’Ikigai, terme issu du japonais Iki qui veut dire VIE et gai qui veut dire VALOIR LA PEINE, l’ikigai est un concept visant à trouver l’emploi de vos rêves voire la mission de votre vie, celle qui vous donne l’envie ou la raison de vous lever chaque matin.

Combien de fois avez-vous eu du mal à vous lever le matin ?

Combien de fois n’avez-vous pas envie d’aller au travail ?

Combien de fois par jour vous ennuyez-vous ou vous demandez-vous ce que vous faites là ?

L’ikigai peut vous aider à trouver votre chemin de vie, ce pourquoi vous êtes fait(e).

Il est d’ailleurs tout à fait possible que celui-ci ne soit pas le même qu’il y a quelques années et qu’il ne sera pas le même demain. Il évolue avec vous, vos envies, vos besoins… Vos envies ne sont pas les mêmes à 8 ans, 15 ans ou 30 ans. Il faut donc évoluer et faire évoluer son ikigai.

L’ikigai est le centre de ces quatre fondamentaux :

1. Le plaisir : ce que j’aime faire

2. Le talent : ce que je sais faire

3. Le besoin : ce que je peux apporter au monde

4. Les revenus : ce pourquoi je peux être payé(e)

Vous allez me dire : mais comment faire pour trouver son ikigai ?

Tout le monde possède un talent (quelle chance d’être humain) voire plusieurs (encore plus chanceux !). Chacun de nous possède des qualités personnelles, professionnelles, humaines.

« Je n’ai pas de talent ! Je suis nulle ! Je ne suis doué(e) pour rien ! » Vous l’entendez cette petite voix dans votre tête ? Alors, aidez-moi à la faire taire en suivant ces étapes :

DEMANDEZ QUELLES SONT VOS QUALITES A CEUX QUI VOUS CONNAISSENT

Si vous ne savez pas évaluer vos compétences ou vos qualités, faites appel à ceux qui vous connaissent pour les déterminer. Demandez à vos proches (mari, femme, enfant, parents, amis proches, collègues…) et listez tout ce qu’ils vous diront.

En plus de vous permettre de remplir la liste de vos qualités, ils vous permettront de retrouver confiance en vous et de vous rappeler les compétences que vous aviez oubliées à force de vous dénigrer…

CHOISISSEZ TROIS QUALITES PARMI CELLES QUI VOUS ONT ETE ATTRIBUEES

Une fois que vous avez noté toutes les qualités que vos proches ont trouvé sur vous, choisissez-en trois qui vous caractérisent vraiment, celles qui vous semble les plus représentatives de qui vous êtes.

Pour mon exemple personnel, il m’a été difficile de lister mes qualités. J’avais plutôt tendance à dire : organisée (en rapport à mon métier de secrétariat), obstinée (en rapport à ma volonté d’aller au bout des dossiers), sociable (en rapport avec la facilité d’adaptation dans n’importe quelle équipe de travail). Est-ce que vous voyez le problème dans ce que je viens d’énumérer ? Je ne donne que des qualités potentielles liées à un futur métier de secrétariat ! En effet, à part à un entretien d’embauche, qui demande nos trois plus grandes qualités ? Personne. Alors, on finit par faire abstraction de certaines qualités qui nous habitent pour laisser place à des qualités qui correspondront aux besoins d’une entreprise.

Il est important de se détacher des qualités que les autres souhaitent que nous ayons pour laisser place aux qualités qui nous habitent avec passion. C’est pour cette raison qu’il est important de demander à nos proches, ceux qui nous connaissent telles que nous sommes vraiment, sans tricherie ni faux semblant. De mon côté, j’ai demandé à mon mari, mes enfants et quelques ami(e)s et j’ai retenu les qualités qui avaient été le plus citées : l’empathie, le rire, la bienveillance.

Quand vous avez choisi vos trois qualités, il peut vous sembler encore difficile de déterminer vers quelle mission de vie vous souhaitez vous dirigez.

QUELLES ETAIENT VOS PASSIONS PENDANT VOTRE ENFANCE OU VOTRE ADOLESCENCE ?

Ce qui peut vous y aider, c’est de remonter dans le temps. Est-ce que, pendant l’enfance ou l’adolescence, vous aviez des rêves, des passions ?

Dessiner, danser, chanter, diriger les autres, aider les autres, jouer au football, peindre, etc. sont autant de passions qui avivaient votre flamme intérieure mais que vous avez oublié, happé par une société capitaliste vous faisant croire que le plus important est de trouver un travail stable et rémunérateur au détriment de vos passions.

Trop de personnes pensent que le travail est une corvée, une tâche ingrate à accomplir pour pouvoir boucler les fins de mois (financièrement parlant). L’ikigai a été créé pour vous permettre de « travailler » sans avoir l’impression de travailler.

En revenant à vos souvenirs d’enfance, d’adolescence, cela pourrait réveiller des passions qui étaient oubliées ou enfouies et vous donner la possibilité de travailler sans avoir l’impression de travailler.

Qui n’a pas rêvé d’un métier où il (elle) n’aurait pas l’impression de travailler ? D’ailleurs, cela devrait être le rôle premier d’un travail ! Nous y passons tout de même une grande partie de notre vie, alors si ce n’est pas pour s’y épanouir, à quoi bon !

NOTEZ LES CINQ CHOSES POUR LESQUELLES VOUS ETIEZ PASSIONNES

Une fois que vous vous être replongés dans votre enfance et/ou votre adolescence, retenez 5 choses pour lesquelles vous étiez passionné(e)s, que vous aimiez faire. Souvenez-vous, pour chacune de ces 5 choses, le sentiment que cela vous procurait, comment vous vous sentiez quand vous les faisiez.

Dans ces 5 activités qui vous passionnaient dans votre enfance ou adolescence, quelles sont celles pour lesquelles vous avez des regrets ? Quelles sont celles que vous exercez toujours ? Quelles sont celles qui vous manquent ? Quelles sont celles qui vous rendent indifférent(e)s ? Etc.

Quand vous faisiez ces activités, comment réagissaient votre famille, vos ami(e)s ? Est-ce qu’ils étaient fiers, est-ce qu’ils se moquaient, est-ce qu’ils y étaient indifférent(e)s ? Etc. Toutes ces questions vont pouvoir vous aider à comprendre pourquoi vous ne les faites plus ou au contraire, pourquoi vous les faites encore, etc.

Si certaines de ces activités vous procure un sentiment de regret, essayez de réfléchir à la façon dont vous pourriez les réintégrer dans votre vie.

Pour mon exemple, quand j’étais jeune (enfant et adolescente), j’adorais dessiner. Je pouvais dessiner pendant des heures ! Puis les études ont commencé à me prendre beaucoup de temps puis le petit copain puis le travail puis les enfants… Si bien que j’avais totalement arrêté de dessiner. La seule activité manuelle que je pratiquais encore périodiquement, c’était la création de faire-part pour les uns et les autres ou pour moi-même (les faire-parts de naissance de mes enfants par exemple). Et puis, mes enfants ont grandi, sont devenus plus autonomes et je me suis alors demandée ce que je pouvais faire de mon temps, ce nouveau temps qui m’était imparti. Je me suis alors souvenue comme j’aimais dessiner… Cependant, je n’avais aucune idée de ce que je pouvais dessiner ! Alors est apparu à moi comme une évidence de réaliser un Bullet Journal, cet agenda totalement personnalisable où je pouvais de nouveau laisser aller ma créativité artistique !

« Ok, c’est bien » allez-vous me dire, « mais ça ne rapporte rien ! »

C’est vrai, si on pense en terme financier, cela ne rapporte rien et fait même dépenser lol (crayons, cahier, feutres, …). Mais le principe de l’ikigai n’est pas de penser « rémunération » dans un premier temps mais « passion ».

INVERSEZ VOTRE MANIERE DE PENSER

Depuis trop longtemps, nous choisissons des études qui nous permettront de percevoir un salaire. Ce salaire nous permettra d’acheter de la nourriture, des produits d’hygiène, une voiture, un logement, des vêtements, etc. Et il est bien là le problème !

A l’adolescence, tout le monde ne sait pas ce qu’il a envie de faire et chacun se retrouve à choisir une voie qui lui permettra, certes, de trouver un travail rémunérateur mais beaucoup plus rarement une voie qui lui permettra de trouver un métier passion.

En choisissant de trouver votre ikigai, apprenez tout d’abord à vous connaître. Rappelez-vous ce que vous aimez. Cherchez ce qui vous fait vibrer ! C’est la première étape !

JE NE SUIS PAS EN TRAIN DE VOUS DIRE DE VIVRE DE « PASSION » ET « D’EAU FRAICHE »

Bien sûr que l’aspect financier est important, je ne dis pas le contraire ! Cependant, si vous pensez à l’aspect financier en priorité, vous ne choisirez jamais un métier en fonction de vos passions mais un métier en fonction du salaire qu’il pourrait vous apporter. C’est là toute la différence !

LISTEZ VOS COMPETENCES

Ok, maintenant que vous avez listé vos trois qualités et vos cinq passions, nous allons chercher vos domaines de compétences.

Dans quel domaine êtes-vous compétent(e) ? Ne vous contentez pas de lister seulement les domaines professionnels dans lesquels vous avez exercé et pour lesquels vos années d’expérience vous ont rendu compétent(e)s (sinon, vous allez rester dans le même cercle d’activité et ce que nous recherchons là, c’est votre domaine passion, ok ?).

Pour mon exemple, au départ j’avais tendance à lister mes compétences informatiques pour tout ce qui était traitement de texte et tableur puisque j’ai été secrétaire pendant 15 ans et que, forcément, j’ai développé des compétences correspondant à mon métier. Mais ce n’est pas tout, que ce soit au travail ou en dehors du travail, j’ai aussi évolué et progressé en matière d’écoute des autres, de leurs besoins. J’ai constaté que mes paroles pesaient dans la balance quand je parlais en groupe ou individuellement. C’est une compétence que je ne me connaissais pas.

CHOISISSEZ LA PASSION QUI CORRESPOND A VOS COMPETENCES

Maintenant que vous avez vos trois compétences « naturelles » et vos cinq passions, regardez les compétences qui sont nécessaires pour réaliser vos passions.

Pour mon exemple, l’empathie est une de mes compétences/qualités et l’aide aux autres est une de mes passions. J’aime aider les autres, c’est plus fort que moi. Quand je pense à ce que je ressens quand j’aide les autres, mon cœur s’emballe, des frissons parcourent mon corps et j’ai envie de sourire, parfois même de pleurer de joie. Pour celles et ceux qui ne le savent pas encore, je suis magnétiseuse, j’ai toujours eu des dons mais je me refusais de les utiliser en-dehors du cercle familial et amical. Je ne me sentais pas capable psychologiquement d’aider des inconnu(e)s. Et puis, en janvier 2020, j’ai dû soigner les brûlures provoquées par la radiothérapie pour une amie atteinte d’un cancer du sein. Ce fut la révélation ! Ce que je me refusais depuis des années me paraissait en pleine face ! C’était une évidence !

Et pourtant, mon ikigai à 20 ans n’était pas du tout dans cette optique. Et puis, chemin faisant, après quelques années et diverses expériences plus ou moins blessantes, je me suis rendue compte que je ne voulais plus ce que j’avais prôné pendant toutes ces années.

A ce moment-là, on se sent perdu, on ne sait pas quoi faire, on se sent nul(le), inutile, incompris… J’ai donc erré pendant quelques années, changeant de travail tous les trois ans, ne comprenant pas pourquoi ça finissait toujours mal… Jusqu’à ce que je comprenne que ce n’était pas aligné avec qui j’étais devenue.

Bref, tout ça pour vous dire que vos compétences doivent correspondre à vos passions. Par exemple, si vous aimez le contact humain et que vous êtes doué(e) pour la cohésion d’équipe mais que votre passion est de créer des programmes sur votre ordinateur, il faut se rendre à l’évidence que, dans ce cas précis, compétence et passion ne matchent pas !

L’idéal étant de trouver plusieurs compétences qui correspondent à plusieurs passions pour vous laisser le choix dans votre quête d’ikigai.

TROUVER LE JOB, VOTRE MISSION DE VIE DONT LE MONDE A BESOIN

Ok, vous aimez les animaux, vous êtes compétent(e) pour dresser les cochons d’inde mais y a-t-il vraiment des personnes prêtes à payer pour que vous dressiez leurs cochons d’inde ?

Voilà la problématique que vous pouvez rencontrer. Trouver une passion, c’est cool. Développer les compétences personnelles et professionnelles qui y correspondent, c’est encore plus cool ! Mais si ça n’aide personne, si ça n’apporte rien au monde, est-ce que ça vous rendra heureux(se) ! Est-ce que vous vous sentirez épanoui(e) si votre projet n’apporte aucune plus-value au monde ?

Voyons l’exemple des cochons d’inde autrement… Vous aimez les animaux, vous êtes compétent(e) pour dresser les cochons d’inde et vous décidez de monter un spectacle de cochons d’inde pour divertir le public !

Dans cette perspective, pensez-vous que votre passion et vos compétences puissent aider le monde ? Je dis oui ! Les gens qui assisteront au spectacle passeront un bon moment, souriront, riront peut-être ! Vous leur donnerez peut-être même l’envie d’avoir un animal de compagnie, qui sait ! Vous aurez changé quelque chose dans leur vie !

ET POUR FINIR, POSEZ-VOUS LA QUESTION : EST-CE QUE JE PEUX ÊTRE PAYÉ POUR ÇA ?

Et voilà, on y arrive ! Je vous disais qu’il ne fallait pas commencer par penser à « comment vous pourriez gagner votre vie » mais par « quelles sont mes passions, qu’est-ce que j’aime faire, dans quoi je suis doué(e) ? »

Mais, inévitablement, à un moment donné, il faut bien se dire que dessiner, c’est bien joli, être passionné(e) de jeux vidéo, c’est bien joli mais si ça nous prend tout notre temps sans rien nous rapporter alors cela ne pourra pas durer bien longtemps !

Maintenant que vous connaissez vos VRAIS passions, maintenant que vous connaissez vos compétences, maintenant que vous savez ce que vous AIMEZ, maintenant que vous savez ce que vous pouvez apporter au monde, il est temps de penser à vous faire payer pour ça !

Pour mon exemple, comme je vous le disais, j’ai su très jeune que j’avais des dons de magnétisme et j’en faisais bénéficier la famille et les amis. Il n’était alors question d’aucune rémunération car j’estimais que c’était un don et que les dons ne doivent pas être une question d’argent. D’ailleurs, cette croyance m’avait été confirmée un jour par la réflexion d’une personne croisée dans ma vie et qui m’avait dit : « quand on a des dons, on n’a pas le droit de se faire payer. »

ALERTE : CROYANCE LIMITANTE ! On ne peut pas s’épanouir dans un métier passion à donner aux autres sans rien recevoir en retour ! Si nous le faisons, alors tous les métiers du monde devraient être mis à la même échelle et personne ne devrait se faire rémunérer pour quoi que ce soit ! Le capitalisme se casserait ainsi la figure et nous reviendrions à l’époque du troc ! Lol

Blague à part, je n’avais pas réagi à l’époque à la réflexion de cette personne mais si je pouvais revivre cet instant aujourd’hui, je lui dirais : « Très bien, dans quel domaine es-tu compétente ? Ce que tu sais faire est aussi un don, tout le monde n’est pas capable d’avoir tes qualités. Pourquoi alors te fais-tu rémunérer ? » Ah là là, bien sûr, ce moment ne se reproduira jamais et je ne pourrai jamais lui dire ça mais de l’écrire, ça fait du bien, ah ah !

Revenons à nos moutons !

Vous avez une passion ?

Vous avez des compétences qui correspondent à cette passion ?

Vous pensez pouvoir aider les autres avec cette passion et ces compétences ?

Vous pensez pouvoir apporter quelque chose au monde ?

ALORS FONCEZ ! VOUS VENEZ DE TROUVER VOTRE IKIGAI !

J’espère que cet article vous a plu ! Vous pouvez retrouver la version vidéo de cet article sur ma chaîne YouTube @lylyorganizer.

3 commentaires sur « IKIGAI »

  1. Bonjour Lyly, Alors en fait je pourrai répondre à tes questions quand j’aurai retrouvé du travail et que j’aurai essayé ce travail car comme tu le sais cette branche est toute nouvelle pour moi. J’aime le contact humain mais il ne faut pas que cela dure trop longtemps, j’aime aussi être seule. En fait il faut les deux. Je te dirai les nouvelles ! Bisous Lyly ! 😘 Super ton site 👍🏼🥰❤️🌺

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    1. Oui, justement, ma question concernait le « retour d’expérience » lol. Hâte que tu me racontes tout ça ! Tu le trouveras ton équilibre, j’en suis certaine ! Des bisous et merci pour tes encouragements, ça me va droit au cœur !

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      1. Je te remercie beaucoup aussi pour tes encouragements. En fait j’ai beaucoup eu d’emplois où il y avait du contact clientèle et maintenant j’aimerais autre chose. Je ne sais pas si tu avais vu mon CV … 🥰je pense aussi un emploi à faire chez moi et à la retraite☺️😉

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