On parle tellement de productivité, d’objectifs, de faire toujours plus, plus, plus que nous avons l’impression que ne rien faire est « anormal ». D’ailleurs, le simple fait de ne rien faire nous fait même culpabiliser !
Mais pourquoi est-ce si mal vu de ne rien faire ?
Quand je te parle de ne rien faire, cela comprend trois facteurs essentiels :
1- MENTAL : Ne pas réfléchir activement (pas de lecture, pas de télé, de portable, de vidéo, etc)
2- PHYSIQUE : Ne pas faire de mouvement ou d’exercice physique (tu as seulement le droit d’être allongé(e) ou assis(e) sans rien faire d’autre physiquement
3- SOCIAL : Ne pas interagir avec d’autres personnes, aucune communication ou engagement dans des activités sociales (fêtes, repas de famille, discussion entre amis/collègues/famille)
En gros, ne rien faire, c’est être seul(e), sans bouger en laissant son esprit vagabonder de pensées en pensées sans essayer de les contrôler. Ce qui s’en rapproche le mieux, c’est la méditation non guidée : juste être dans le moment présent, s’ancrer dans l’ici et maintenant, sans effort, sans projet, simplement dans l’observation de ce qui est.
Maintenant que le terme « NE RIEN FAIRE » est un peu plus clair pour toi, voici 5 racines qui font culpabiliser ou qui rendent mal à l’aise de ne rien faire. Elles sont issues de plusieurs facteurs culturels, sociaux et psychologiques :
1- La valorisation de la productivité : dans de nombreuses sociétés modernes, la productivité est perçue comme une valeur centrale. Le fait de toujours être occupé ou actif est souvent associé à la réussite, tandis que l’inactivité est parfois vue comme une forme de paresse ou de perte de temps. Cette pression sociale pousse à croire que chaque moment doit être « rentable », ce qui peut générer de la culpabilité lorsqu’on ne fait « rien ».
2- La culture de « toujours plus » : avec l’avènement des technologies, des réseaux sociaux et la surabondance d’information, nous sommes constamment stimulés. Cela crée l’impression que l’on doit constamment être en train d’apprendre, de travailler ou d’atteindre des objectifs. Ne rien faire peut donc sembler être une forme de déconnexion ou de non-conformité à cette dynamique.
3- La peur de l’inutilité : beaucoup de personnes assimilent leur valeur personnelle à ce qu’elles accomplissent. Lorsque l’on se permet des moments de vide, il peut y avoir une crainte inconsciente d’être inutile ou de ne pas avoir de valeur sans une action productive ou tangible
4- L’inconfort face à l’introspection : les moments de vide amènent souvent à les confronter à ses pensées, ses émotions ou ses insécurités. Pour certains, cela peut être inconfortable, voire angoissant. Plutôt que de faire face à cet inconfort, on peut ressentir le besoin de fuir dans des activités pour éviter cette confrontation.
5- Les attentes externes : souvent, la pression ne vient pas seulement de nous-mêmes, mais aussi de notre entourage. Les attentes familiales, professionnelles ou sociales peuvent créer un sentiment de culpabilité lorsque l’on prend du temps pour soi, surtout si cela est perçu comme un frein à la réalisation de responsabilités ou de devoirs.
Maintenant que nous avons bien compris ce qui pouvait être à l’origine du fait que nous n’osons pas ne rien faire, voyons maintenant les nombreux bénéfices que le fait de ne rien faire peuvent apporter dans notre vie :
1- Stimulation de la créativité : lorsque l’esprit n’est pas accaparé par des tâches ou des distractions, il peut vagabonder librement, permettant l’émergence de nouvelles idées. Beaucoup de découvertes et de solutions à des problèmes complexes naissent dans ces moments de « non-action ».
2- Réflexion et introspection : les moments de vide sont propices à l’auto-analyse et à la prise de recul. Ils permettent de mieux comprendre ses émotions, ses aspirations et se priorités, renforçant ainsi la connaissance de soi.
3- Régénération mentale : ces pauses donnent à l’esprit l’occasion de se reposer et de récupérer. Dans une époque marquée par la surcharge d’informations, ces moments peuvent aider à réduire le stress et à retrouver de la clarté mentale.
4- Développement de la patience et de la tolérance à l’incertitude : apprendre à accepter l’ennui ou le vide peut développer la résilience face à l’incertitude et au besoin constant de stimulation. Cela permet de mieux appréhender les moments où l’on doit simplement attendre ou rester en suspension.
5- Amélioration de la concentration : en s’habituant à faire face au vide, on peut aussi renforcer sa capacité à se concentrer sur l’essentiel, à être plus présent dans ses activités et à éviter la dispersion.
Maintenant que tu sais tous les bienfaits que peuvent apporter des moments de « rien », je t’invite à en planifier dans ton agenda pendant la semaine. Consacres-y une heure, deux heures, une demi-journée ou une journée entière selon ton besoin ou ta capacité à l’accepter.
Puis une fois que tu auras bien profiter de ne rien faire, je t’invite à rédiger toutes les sensations, les émotions, les pensées qui t’auront traversées le temps de ce moment de rien.
Et pour t’aider dans ta rédaction, voici un guide de journalisation à télécharger :
Si tu en as envie et si tu ne l’as pas encore vu, je te propose d’aller voir ma dernière vidéo YouTube sur le sujet en cliquant ci-dessous :
Je te souhaite de ne rien faire régulièrement ! Cet article et ma vidéo n’a pas pour but de te dire qu’en ne faisant rien, tu arriveras à manifester tout ce que tu désires. Elle a pour but de te permettre de trouver ton équilibre entre le « trop » et le « pas assez ». La recette parfaite du bonheur se trouve toujours dans l’EQUILIBRE.
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A très bientôt dans un nouvel article et une nouvelle vidéo !
Nelly
