QUAND LES SOUVENIRS REVELENT DES TRAUMAS OU DES CROYANCES LIMITANTES

Dans ce nouvel article, je vais te partager, au travers de mes propres expériences, comment prendre conscience de certains de tes souvenirs « tenaces », ceux qui, aujourd’hui, peuvent impacter ta réalité et t’empêcher d’atteindre tes rêves.

Tu connais ces souvenirs qui ressurgissent de ton esprit une fois de temps en temps ?

Parfois, ils te reviennent en mémoire quand tu es dans la joie : ça, ce sont en général les bons souvenirs, ceux que tu chéris et qui te font du bien dès que tu y repenses.

Mais parfois, ils te reviennent en mémoire quand tu doutes, quand tu es triste, en colère, et là. Ces souvenirs sont souvent caractérisés comme de « mauvais souvenirs ». Cependant, ce sont ces souvenirs qui peuvent t’aider à comprendre tes schémas de pensées, découvrir tes traumas ou tes croyances limitantes qui t’empêchent de vivre pleinement, de faire certaines actions pour créer le changement dans ta vie.

Pour t’aider à comprendre comment cela peut se passer, j’avais envie de te partager un souvenir qui m’a marqué et qui a engendré chez moi de fausses croyances à propos de moi-même.

Voici mon histoire :

Quand j’étais âgée d’environ 8 ans, je n’avais pas une relation très fluide avec mon père. C’était une période où je mangeais peu, j’avais toujours du mal à finir mes assiettes et mon père était du genre à croire qu’en venant me menacer avec un manche à balai muni d’une pointe au bout, j’allais mieux manger ! Heureusement, c’était sans compter sur ma mère qui prenait ma défense et acceptait, elle, que je ne puisse pas finir mon assiette tout simplement parce que je n’avais plus faim.

Tu peux donc imaginer la peur que je pouvais ressentir vis-à-vis de mon père même s’il n’a jamais posé la main sur moi. J’étais donc, logiquement, distante avec lui. Je n’avais pas de discussion et surtout, je ne lui faisais jamais de câlins ou de bisous.

A l’époque, chaque midi, je rentrais manger chez mes parents. Et un jour, alors que je m’apprêtais à repartir à l’école, il m’a demandé de venir près de lui et m’a tendu une pièce de 50 centimes en échange d’un bisou. J’étais à la fois surprise et à la fois hyper heureuse d’imaginer m’acheter des bonbons avec cette fortune ! Cela a duré plusieurs jours puis, j’ai fini par me dire : « pourquoi il me paye pour que je l’embrasse ? J’embrasse ma mère sans qu’elle n’ait besoin de me payer pour cela. » J’ai donc décidé de le dire à mon père : « Tu sais papa, tu n’es pas obligé de me payer pour avoir un bisou. Tu peux juste me le demander et je t’en ferai un avec plaisir » Mon père s’est reculé, s’est senti gêné. Ce fut la dernière fois où il me tendit une pièce pour avoir un bisou. Quant à moi, j’ai continué de lui faire un bisou pour lui dire au revoir chaque midi.

Quelles conséquences cette histoire a-t-elle eu sur moi ?

Je suis incapable de « garder l’argent ». Il m’est arrivé plusieurs fois dans ma vie de recevoir de grosses sommes d’argent (à la vente de la maison par exemple, lors de mes ruptures conventionnelles au travail ou lors d’un héritage).

Le sentiment qui me traverse lorsque je reçois de l’argent (en grosse quantité notamment), c’est que je ne mérite pas cet argent, je n’en suis pas digne. Pourquoi moi je recevrai cette somme d’argent plus que quelqu’un d’autre ? Pourquoi serait-ce plus facile pour moi que pour les autres ? Alors, je faisais en sorte de dépenser cet argent que j’estimais ne pas mériter : achat de meubles, de cadeaux pour les enfants ou de petits plaisirs pour toute la famille. Et ça me réjouit à chaque fois d’offrir tout un tas d’expériences et de choses à ceux que j’aime (dernier cadeau en date : le séjour au ski pour toute la famille, c’était exceptionnel ! Un de mes meilleurs souvenirs !)

Le problème avec cette façon de faire, c’est que ça ne dure pas, du coup. Je me retrouve toujours, à un moment donné, au point de départ. Je ne peux donc plus faire autant plaisir que je le souhaiterais à ma famille, pire encore, je suis obligée de leur dire « non ». Et si tu me connais suffisamment, dire « non » pour moi est très difficile, j’ai l’impression de blesser la personne en face de moi et d’être une mauvaise personne du coup.

Ce constat m’a amené à la conclusion que, non seulement, j’étais incapable de garder l’argent mais qu’en plus, j’étais toujours en recherche de validation. C’est-à-dire que je m’imagine que, plus je fais des cadeaux, plus je donne et plus on m’aimera. C’est comme si je pensais que l’amour des autres devait être acheté.

Ce qui me ramène à l’histoire que je viens de te partager avec mon père : lui a certainement eu un trauma dans son enfance où il pensait devoir acheter mon affection. Et en agissant comme il l’a fait, il m’a transmis la croyance que je ne valais pas assez, que je ne méritais pas.

Bien sûr, cette analyse est personnelle. Mais ce genre d’expériences peut également créer d’autres traumas et croyances, que je vais te partager tout de suite dans la suite de cet article.

Chacun est différent et, de fait, réagit différemment. La même expérience vécue par des frères et sœurs au sein d’une même famille n’engendrera pas les mêmes croyances ou les mêmes traumas. C’est notre unicité qui fait que nous réagissons de façon différente à une même situation.

Voici les croyances et les traumas que pourrait engendrer une histoire similaire à la mienne :

  1. VALEUR DE SOI ET AMOUR CONDITIONNEL

Les croyances :         Croire que l’amour et l’affection doivent être mérités ou échangés contre quelque chose de tangibles suggérant que ta valeur personnelle est liée aux transactions et aux récompenses.

Les traumas :            Difficulté à recevoir ou donner de l’amour inconditionnellement. Ressentir que tu dois toujours « gagner » l’affection des autres.

  • CONCEPTION DE L’INTIMITE

Les croyances :            Les gestes d’affection sont liés à un marché, à une transaction. Cela peut compliquer ta compréhension de l’intimité et de l’amour authentique.

Les traumas :              Ressentir de l’inconfort et de la méfiance envers les gestes d’affection, les percevant comme intéressés et conditionnels.

  • LES RELATIONS INTERPERSONNELLES ET LA CONFIANCE

Les croyances :            Croire que les relations son basées principalement sur l’échange de faveurs ou de biens matériels affectant la capacité à établir des relations saines et équilibrées.

Les traumas :              Générer un manque de confiance envers les autres, craignant que l’affection ne soit jamais sincère mais toujours motivée par des attentes ou des transactions.

  • ESTIME DE SOI

Les croyances :            Faible estime de soi, en pensant que tu n’es pas digne d’amour et d’affection sans contrepartie.

Les traumas :              Difficulté à s’affirmer ou à se valoriser dans divers aspects de la vie, y compris dans les relations personnelles et professionnelles.

Chacun réagit différemment à de telles expériences et l’impact exact peut varier considérablement. C’est pour cela que j’avais à cœur de te partager un maximum de clés pour te mener à l’introspection.

Et comme j’ai envie de t’aider concrètement à travailler sur tes souvenirs, tes croyances et tes traumas, je t’ai préparé un petit guide pour t’aider à prendre conscience de ces souvenirs. Pour cela, télécharge le guide juste en cliquant sur le bouton ci-dessous :

Tu peux également retrouver ma vidéo complète sur le sujet en cliquant sur la vignette ci-dessous :

Merci de contribuer au développement de mon contenu par ta lecture, tes likes et tes commentaires.

N’hésite pas à t’abonner au blog et à tous mes réseaux si mon contenu te plaît et à m’envoyer un message sur mon adresse mail lylyorganizer@gmail.com pour me faire un retour sur ton expérience personnelle avec cet exercice.

Je t’embrasse et te dis à bientôt !

Nelly

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